À Munich : la collection Brandhorst (vol. 1)

Museum Brandhorst

Ce blog sera germanophile, ou ne sera pas.

Après Berlin, petit détour par la Bavière et ses charmes légendaires : Bier, Wurst et Lederhose. En cette période de l’Avent, il faut y ajouter le Glühwein et la Weihnachtsstollen.

Mais Munich ne saurait, naturellement, se réduire à cela, et la ville est riche de plusieurs musées de premier plan : la Alte Pinakothek, la Neue Pinakothek et la Pinakothek der Moderne. A coté de ce dispositif pinakothekien (panoptiquien ?) se détache le musée Brandhorst. La façade en céramique colorée donne à l’édifice un caractère singulier, particulièrement attirant en ce mois de décembre gris et pluvieux.  Cela paraîtra peut-être un peu simpliste ou niais, mais le musée Brandhorst est un musée dans lequel on se sent bien, un musée accueillant et chaleureux dans lequel on a envie de passer du temps. Et ainsi d’apprécier pleinement les œuvres exposées.

Ouverte au public en 2009, la collection d’Udo et Annette Brandhorst réunit 700 œuvres d’artistes aussi importants qu’Andy Warhol, Sigmar Polke, Georg Baselitz, Jannis Kounellis, Bruce Nauman, Damien Hirst, Gerhardt Richter… Et surtout Cy Twombly.

Le dernier étage du bâtiment est entièrement consacré à l’artiste américain. Après avoir gravi un grand escalier de bois clair et franchi une sorte de petit vestibule, on pénètre dans une salle semi-circulaire. Et tout à coup on plonge dans un véritable bain de peinture.

Les différentes toiles composant le cycle de la Bataille de Lépante vous entoure, vous encercle, vous propulse au cœur même de l’œuvre. La sensation éprouvée se rapproche, à mon sens, de celle que l’on peut ressentir dans les salles des Nymphéas de Monet au musée de l’Orangerie. La couleur est partout. L’œil se perd dans les nuances de bleus mêlées à violet et à l’orange ; il vogue, semble chavirer, mais toujours se rattrape et rebondit sur la toile suivante. La peinture dégouline, les couleurs se mélangent, les toiles semblent saigner par endroits, mais la virulence graphique de Twombly soutient le tout. On ressort de la salle enivré, encore sous les coups de la bataille.

Mais  il faut reprendre son souffle et ses esprits, car la visite n’est pas finie… Les salles suivantes présentent de gigantesques panneaux de fleurs. La encore, l’intensité du trait s’allie à la puissance de la couleur. Une puissance redoublée par l’accumulation des toiles qui donne à l’ensemble sa cohérence, sa force, sa beauté.

Au prochain épisode, un autre étage.

Elodie Voillot.

Le site du musée Brandhorst : http://www.museum-brandhorst.de/

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