Balade au BAL, parmi les livres de photographie sud-américains et les plats british

Le BAL est un lieu recommandable : au fond d’une impasse près de la place de Clichy, ancienne guinguette des années folles puis plus grand PMU de France, ce lieu a finalement été racheté par la Mairie de Paris sur proposition des Amis de la Fondation Magnum pour en faire un espace dédié aux images sous toutes leurs formes et leurs vocations.

Le lieu est de taille modeste, avec deux uniques salles, une petite au rez-de-chaussée et une grande salle en sous-sol – sans fenêtres -, pas très enthousiasmant a priori. Et pourtant. On se presse à chaque nouvelle exposition (trop espacées dans le temps) dans cet espace intime et bien agencé, où si tout est petit, tout est de qualité, du restaurant dont je vous parlerai plus bas à la micro-librairie, et évidemment les expositions.

La nouvelle exposition est le fruit d’un travail d’investigation de 3 ans dans 19 pays  par un groupe éclectique de chercheurs, artistes, etc. L’exposition propose les trésors déterrés au cours de cette longue quête, 40 livres réalisés entre 1921 et 2012.

On navigue donc dans l’histoire agitée du continent au XXème siècle à travers des regards variés. Entre la propagande, le témoignage historique, le reportage plus ou moins documentaire ou poétique, il n’y a qu’un pas graphique – de subtiles questions de mises en page et d’angles de vue. Livres sur les nouvelles villes, comme Brazilia, les villes qui portent les  vibrants stigmates des révolutions, livres sur les horreurs commises par le Sentier Lumineux en Bolivie, ouvrages de propagande sur Eva Peron ou encore le paradis perdu des indiens d’Amazonie… La palette est large, mais la qualité de la forme jamais négligée.

Les livres d’artistes, quant à eux, se différencient par des recherches formelles plus surprenantes de créativité. L’influence du surréalisme semble largement partagée, un des uniques parallèles que l’on peut faire dans cette diversité si dense qu’on n’est pas mécontents que l’exposition ne soit pas plus longue.

Sin Saber existias y sin poderte explicar, Eduardo Terrazas et Arnaldo Coen, 1975

Auto-Photos, Gretta et Julio Aba Wakahara, San Paolo, 1978

Pour finir cette petite visite, qui nous a bien sûr pris une énergie folle, rien de tel qu’un arrêt BAL Café où on déguste une cuisine d’inspiration britannique, des traditionnels scones, muffins, crumble, cheesecake et cakes en tous genres à des plats plus étonnants comme le Kedgeree (plat indien avec du haddock fumé des oeufs et du curry). On reviendra à la prochaine exposition – ou même avant – au fond de la petite impasse.

Pauline Daniez

LE BAL, http://www.le-bal.fr/

6, impasse de la Défense, 75018 PARIS

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Classé dans Expos, Non classé

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